Band 
Premier volume.
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a observé que les chanteurs excellent surtout dansles mouvemens vifs.

Arrivé enfin à Gaiss après cette ennuyeuse route,le voyageur désappointé se demande comment ilse peut faire que l’on accoure, chaque année, desdivers cantons de la Suisse et du midi de l’Alle-magne , se confiner dans une aussi triste solitudepour y boire du petit lait de chèvres. On ne voitpas un seul arbre, des pelouses, puis encore despelouses et au-dessus des rochers chauves et dé-chirés. Je me garderai d’entrer dans de plus longsdétails sur un séjour, dont la description seule se-rait capable de donner des maux de nerfs à meslectrices, et de les forcer de recourir à la molkekurqui consiste à se noyer, progressivement, dans desflots de cet insipide breuvage, dont on finit, sil’on ne m’a pas trompé, par avaler jusqu’à dixgrands verres par jour. Les malheureux buveursn’ont, pour échapper à l’ennui, que la conversa-tion de leurs compagnons d’infortune, tout aussiennuyés qu’eux; puis ils se promènent sur deschemins pierreux et sans ombrage, et parfois ré-veillent, en tirant à la cible, les échos de ces mon-tagnes pelées. Deux sommités assez élevées, leGœ-bris et le Kamor, leur fournissent, de temps entemps, l’occasion de faire une partie de prome-