Band 
Premier volume.
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417
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Le combat dura six heures; et les Autrichiensétaient quatre contre un.

Ce serait se faire une très fausse idée de ces com-bats d’autrefois que de les comparer à ceux qui selivrent de nos jours. On se battait alors, sans ensavoir bien long, contre des gens qui n’en savaientguères plus ; l’art des manœuvres n’existait pointencore, ou du moins était encore dans l’enfance,et les efforts de la valeur n’avaient point à craindrede venir se briser contre une habile combinaisonstratégique, ou de se voir paralysés par elle. Il s’a-gissait surtout de frapper fort et juste, et il fautconvenir qu’en ceci les Suisses possédaient, surleurs ennemis bardés de fers, un avantage réel.Nés au milieu de leurs montagnes dont l’air sa-lubre et fortifiant semble doubler l’énergie vi-tale, leurs mœurs, leur genre de vie, la craintêde retomber sous la domination d’un maitre irri-té, tout contribuait à accroître leur intrépiditénaturelle, et puis, ce qui est beaucoup, les pre-miers succès avaient été pour eux, et ils avaientgagné, par là, en force morale, tout ce que leursadversaires avaient perdu. Aussi voyons-nous laterreur panique occasionée par l’arrivée impré-vue d’un renfort, souvent même par une méprise,jouer un grand rôle dans ces déroutes de cheva-