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Premier volume.
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lærs et d’hommes d’armes, qui n’étaient pourtantpas des poltrons. En outre, la manière de combattrede ces héroïques paysans, leurs armes insolites,leurs cris sauvages, déconcertaient les routiniersles plus intrépides. Tour achever enfin le tableaude la supériorité des Suisses , observons qu’ils com-lattaient sur leur terrain, enflammés d’un en-thousiasme que leurs ennemis ne pouvaient con-naître.

A quelques lieues d’ici, se trouve le beau vil-hge de Trogen , l’un des chefs-lieux de la partieprotestante du pays, c’est-à-dire, des Rhodes ex-térieurs. C’est là que se tiennent, tous les deux ans,les comices de ce petit peuple qui offrent, dit-on,un spectacle d’un haut intérêt. Malheureusementpour les étrangers , l’époque de la convocation dek landsgemeinde ne cadre pas avec la saison desvovages; elle est fixée au premier dimanche demai, et c’est encore l’hiver pour cette région éle-vée. M. Zellweger, l’un des citoyens les plus jus-tement considérés de Trogen , m’a fourni, sur cetteassemblée, quelques détails quej’offrirai au lec-teur , faute de ne pouvoir en parler comme té-moin oculaire. Tout bourgeois ayant atteint l’âgede seize ans , a droit de venir, en personne, faireici acte de souveraineté, soit en nommant les nou-