cantons, à condition que, chaque année, ils offri-raient, au maître-autel de la cathédrale du Dôme ,un cierge de cire blanche pesant trois livres ; c’é-tait encore là une espèce d’hommage indirect.
II est facile de reconnaître, dans ce pays, lestraces encore subsistantes d’une antique civilisa-tion, traces que l’on chercherait vainement del’autre côté du Saint-Gothard ; l’on s’aperçoit quele sentiment du beau a pénétré jusque dans ces val-lées qui font pressentir l’Italie , cette vieille patriedes arts. Les plus modestes habitations ont iciquelque chose d’élégant, de pittoresque dans leursarcades symétriques , et leurs toits aplatis , et leséglises de village, les moindres chapelles offrentla preuve d’un goût traditionnel dont on ne peutméconnaître l’influence; cette race d’hommes estbelle, et appartient évidemment à ces races privi-légiées du midi, pour lesquelles la nature a tantfait, et qui font si peu pour elles-mêmes. Aussi cepays est-il pauvre, si l’on en excepte quelquesdistricts tels que ceux de Bellinzona, de Lugano et de Locarno . Les habilans émigrent en foule tousles ans, pour aller chercher, à l’étranger, desmoyens d’existence, et, dans la plupart des villages,il ne reste, pendant la belle saison, que les femmesâgées, les enfans et les vieillards, On a remarqué