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Premier volume.
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avec avantage, et la polenta est le mets national.M. de Bonstetten parle d’un autre plat, vrai régaldes Sarmates, qui était fort en faveur de son temps ;c’était un mélange de sang et de lait. Les bouchers,pour satisfaire leurs pratiques, saignaient à blanc,à diverses reprises , les animaux destinés au cou-teau, et ces pauvres victimes de la barbare sen-sualité de l’homme poussaient, dans leur agonie ,des beuglemens lamentables. Il fit cesser cet usageinhumain.

Une fois arrivé à Lugano , on peut se dire enItalie ; c’est là que ce pays enchanteur vous appa-raît, dans toute sa pompe, orné de ses festons depampres, de ses riantes habitations et de son bril-lant soleil. La situation de la ville est on ne peutplus heureuse ; bâtie en amphithéâtre sur le borddu lac, elle contribue à animer et embellir le dé-licieux paysage qui l’entoure. Plusieurs plans decollines, ombragées d’amandiers, d’oliviers et dechâtaigniers, et couvertes de hameaux, de villasélégantes s’élèvent, en gradins, les unes derrièreles autres, et leurs gracieuses ondulations se dé-roulent jusqu’aux cimes neigeuses qui bornent lecanton des Grisons . Je regrette seulement que lelac de Lugano, trop profondément encaissé, ne