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Histoire édifiante et curieuse de Rothschild I, roi des juifs : par Satan / [Georges-Marie Mathieu-Dairnvaell]
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A propos de lemprunt de 200 millions, en 1844,dont nous avons parlé plus haut, le National dénon-çait avec énergie une opération financière faite auxdépens du pays dans lintérêt dun seul homme, levigoureux article du National fit affluer les souscrip-teurs chez M. James, qui sécria avec sa grosse gaîtéde traitant : Je désire que le National ait autant depatriotisme une autre fois, mes souscriptions serontenlevées en vingt-quatre heures.

Il faudrait des volumes pour raconter tous lesscandales de lexploitation de la ligne du Nord, la fi-louterie des Anglais qui, après avoir reçu au pair desactions, les vendirent à Paris avec prime, ce dont M.James fut averti par la maison de Londres , et ce quifit quau lieu de perdre, comme les autres capitalis-tes, il gagna. Du reste, les Rothschild nont jamaisgagné que dans nos désastres ; lorsque la France ga-gnait, la maison Rothschild perdait. Cette maison estnotre mauvais génie. Sa splendeur date de nos pre-miers malheurs : elle porte en elle un signe de ré-pulsion que rien ne saura effacer. Ce signe, disons-le encore, cest 1815.

Citons, pour terminer avec tant de scandales, cettecurieuse note de Guerre aux fripons, pages 59 et 60. « Une honnête manoeuvre : Lorsque M. Roths­ child créa la Compagnie des chemins de fer du Nord ,le nombre des actions à 500 fr. fut fixé à 300,000;mais la prime sétant montrée sous de belles appa-rences, M. Rothschild eut lidée de créer 100,000 ac-tions supplémentaires. Elles étaient, disait-il, indis-pensables; il fallait 15 millions pour lembranche-ment de Fampoux, or, 30,000 actions ; celui de Creil étant évalué à 35 millions, la création de 70,000 ac-tions était des plus nécessaire. Fampoux fut adjugéà la Compagnie ONeil, et Creil ne fut adjugé que