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les wagons; a cinq heures, elles aperçoivent Lille .C’était l’heure du banquet ! Mais les grands seigneursn’étaient pas prêts, et les invités dûrent attendre deuxheures encore entassés dans un obscur couloir. Ce-ipendant les Anglais , les panégyristes du puissantbaron et quelques amis entraient dans la salle dufestin, tandis que le commun des martyrs mouraitd’inanition. Enfin, le duc de Nemours arrive, la con-isigne est levée. Tout le monde se précipite, les ta-bles sont servies plus ou moins suivant les invités. Ala table de M. le duc de Nemours et des princes sont'assis M. Rothschild et M. Pereire, ainsi que les prin-cipaux administrateurs du chemin de fer. Pendantque le riche juif a l’honneur d’être assis près d’uiprince royal, des généraux et des maréchaux trou-vent avec peine un petit coin de table.
Amphytrion Rothschild appelle cela faire les hoineurs de son chemin de fer, il porte des toasts, i![brille d’arrogance et a l’air d’honorer les princes desa présence, le monarque agioteur du chemin dinord n’a plus assez des millions sans nombre qu’il igagnés aux familles françaises. Ce spéculateur est pourses flatteurs le plus grand génie de l’époque. (LiseYEpoque. )
Les lettres contemporaines se déshonorent en luiprodiguant de stupides hommages. Quel est donc cethomme? Un capitaliste qui s’enrichit sans cesse quantdes pères de familles perdent jusqu'à leur derniermorceau de pain.
Après le banquet, un bal eut lieu ; il fit honneur ila ville de Lille , Après ce bal, les agens de M. Roths child s’emparèrent encore de leurs invités et les jetèrent en Belgique avec une grossièreté et des pro-cédés dignes de leur patron.
Les éloges grotesques ne manquèrent cependant
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