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Second volume.
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opéra italien exécuté en Italie avec le soin qui si-gnale une première représentation. Avant que deparler du spectacle, je dirai un mot de la salle oùje suis arrivé une grande heure trop tôt, ce qui,vu l’affluence des spectateurs, ne m’a pas sauvédu désagrément d’entendre tout l’opéra debout.Cette salle est immense, et m’a paru très peu ornée,au travers du demi-jour qui y régnait. Il en esttoujours ainsi, sauf dans les grandes occasions oiron l’éclaire a giorno , au moyen de six mille bou-gies placées dans des candélabres. Ces sept ouhuit petites loges carrées m’ont fait penser à cequ’en a dit Duclos qui les compare aux boulins,ou trous d’un grand colombier. L’obscurité de lasalle, celte absence d’ornemens lui donnent unaspect lugubre, mais sont, en revanche, singu-lièrement favorables aux effets de la scène et desdécorations , sur lesquelles tout le foyer de clartése trouve ainsi concentré. Le théâtre n’est pas icicomme chez nous, une sorte de parade où lesdames se montrent sous les armes; on n’y vientpas pour voir et pour être vu, chacun prétendêtre dans sa loge comme chez soi et s’y amuser àhuis-clos.

On donnait un opéra nouveau d’un compositeurde l’école de Rossini . C’était la maniéré du maître,