Band 
Second volume.
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moins son génie d’invention et ses chants si heu-reusement trouvés; en revanche l’élève, qui appar-tenait bien évidemment au servile troupeau desimitateurs, n’avait point épargné les crescendo,et tout le luxe assourdissant des instrumens decuivre; les détonations périodiques de la grossecaisse, l’aigre retentissement des cymbales mar-quaient impitoyablement le temps fort de chaquemesure, et tout ce fracas semblait n’avoir d’autrebut que de dissimuler la pauvreté des idées ducompositeur. La pièce était médiocrement montée,et la nouvelle troupe des plus faibles ; deux outrois morceaux seulement eurent les honneursd’une attention un peu soutenue de la part desspectateurs , qui , au reste , n’écoutent guèremieux, dit-on, les chefs-d’œuvre de la scène ly-rique. Je m’étonne peu maintenant de ce que lescompositeurs de ce pays, ayant affaire à un pareilpublic, lui donnent le plus souvent, non desœuvres d’art, mais des produits de fabrique, etconservent, pour les deux ou trois morceaux de laprima donna et du tenore, le peu d’idées musi-cales dont ils peuvent disposer. Rossini , avec songénie fécond et facile, et son succès de vogue, aachevé de les mener à mal. L’orchestre delà Scalaest bon, mais nous avons mieux que cela à Paris ,