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n’est que lorsque le soir arrive qu’on commence àrevivre.
La fameuse rue de Palais, dont on fait tantde bruit, atteste la magnificence et j’ajouterai lepeu de goût des familles patriciennes qui l’ont faitélever. Elle traverse une bonne partie de la ville,mais n’est pas droite, et varie dans sa largeur, quin’est nullement en proportion avec la grandeuret l’élévation des édifices bâtis l’un après l’autre,sans alignement et au gré des caprices des diflé-rens architectes. Il n’y a nullement moyen de jouirde l’ensemble de ces palais, ni même de l’effet dechacun d’eux pris séparément. L’espace vousmanque; il faut vous reculer jusqu’au pied dumur opposé et renverser la tête en arrière, pourne voir qu’incomplètement celui que vous avez enface. Beaucoup d’entr’eux m’ont semblé n’avoirguères de remarquable que leur masse, ou , si l’onveut, leur lourde majesté. Ils sont, à quelques ex-ceptions près, d’une architecture peu élégante,prétentieuse et surchargée d’ornemens qui me pa-raissent, à moi, profane, être de mauvais goût ,en ce qu’ils offrent à l’œil des lignes tourmen-tées, des courbes rentrantes et sortantes, des en-roulemens surmontés de corniches massives, letout reposant souvent sur des colonnes écrasées.