Band 
Second volume.
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— Co-liques adv ersaires qu’ils auraient pu renverser d’uncoup de poing, si l’énergie morale n’avait passuppléé, dans ceux-ci, à la faiblesse d’un corpsépuisé.

J’ai profité d’une belle matinée pour me faire me-ner, en canot, à une lieue en mer, afin de jouir, toutà mon aise, de la vue de cette baie de Gênes quebeaucoup de voyageurs préfèrent même à la baietant vantée de Naples . Celle-ci s’arrondit en im-mense demi-cercle, depuis le promontoire de Porto-Fino, jusqu’à celui de Savona , et si elle n’a pas leVésuve , ce désavantage est presque compensé parl’élévation des rives et la variété pittoresque de leursformes. Il n’est rien de plus imposant que le coupd’œil que présente la ville, se déployant en ma-gnifique amphithéâtre sur les flancs des montagnesqui la dominent et qui, vues de la mer, paraissentmoins nues qu’elles ne le sont réellement. Toutesles hauteurs sont couronnées de palais et de jolieshabitations qui rompent l’uniformité de leurslignes. La saleté et l’irrégularité des quartiers basdisparaissent, et se fondent dans l’ensemble, aussigrand et aussi poétique de loin, que de près il l’estpeu. Sur ces édifices, pittoresquement groupés ,que le soleil inonde de clartés, et qu’harmonise lel'eliel d’un ciel chaud et lumineux, se.détache une

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