Band 
Second volume.
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alliance de mots pour une oreille française! Jadisees messieurs se permettaient la petite maison ,mais on ne leur eût jamais passé le palais ; lesmoeurs s’y fussent opposées.

En rentrant dans la ville, on m’a montré l’éta-blissement public fondé pour l’éducation dessourds-muets; je n’ai pu y entrer, faute de temps.Il est dirigé, m a-t-on dit, avec autant de zèle qued’intelligence, par un respectable prêtre, l’abbéAsarotti, qui est parvenu à apprendre à ses élèvesà parler, et cela au moyen d’une méthode ana-logue à celle que j’ai entendu développer par notremodeste et ingénieux M. Paulmier. Les jeunessourds-muets qui sortent de ses mains réussissentsurtout d’une manière remarquable pour le calcul,et sont fort recherchés par les négocians de Gênes .Qu’il me soit permis de citer, à ce sujet, quelquechose de plus étonnant encore. J’ai vu, dans legrand-duché de Bade , il y a une quinzaine d’an-nées , un pauvre cordonnier qui avait enseigné àune demi-douzaine de sourds-muets, à lire, àécrire, et à compter. L’un d’eux débita même de-vant moi, d’une manière très intelligible, une piècede vers allemands . Or, cet homme n’avaitjamais en-tendu parler de l’abbé de l’Epée, ni de l’abbé Sicard,ni de M. Paulmier; il lui était né un enfant sourd-