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Second volume.
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et l’esprit de l’antiquité. Il y a loin des froides tra-gédies de Maffei, et des drames du sensible et élé-gant Métastasé , ilpoeta Cesareo , à ces conceptionséminemment dramatiques de l’auteur de Phi-lippe //, dont le style, concis et nerveux, respirecette noble simplicité antique qui forme l’un destraits distinctifs de son génie. Alfieri semblait avoirpris pour règle ce précepte de Boileau :

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. »

Doué d’une activité prodigieuse qu’égalait son opi-niâtre persévérance, il faisait, refaisait, corrigeait,recorrigeait encore et, en définitive, n’était querarement satisfait de son œuvre. A moins que d’a-voir ses mémoires, on ne saurait se figurer toutela peine et tout le temps qu’il a employés en essais,avant que de parvenir à trouver le secret du verstragique, dont l’italien , avant lui, n’offrait aucunmodèle. Aussi a-t-il réussi, et il est permis decroire qu’il ne sera jamais surpassé par la rapi-dité de son dialogue, pressant, énergique, et qui,pareil aux vers du satirique Latin, renferme sou-vent moins de mots que de sens. Il travaillait conimpeto , avec une fouge qu’il portait dans tout etqui formait le fond de son caractère, et l’on ne