Band 
Second volume.
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les citations latines, mais aussi les passages ita-liens. Un abbé français , avec lequel il était lié ,n’avait obtenu la permission de lui lire, pendantdix minutes, des vers de Racine, qu’à cette con-dition qu’il lui lirait ensuite, pendant une heure,les Mille et une Nuits , et Alfieri pensait qu’il per-dait au marché. Obsédé d’une vague inquiétude ,il ne pouvait rester long-temps dans le même lieu *,et cherchait, par tous les moyens qu’offre, à unjeune homme riche et indépendant, le frivole tour-billon du monde, à user cette surabondance d’ac-tivité morale dont il était dévoré. Ses continuelsvoyages, sa passion pour les femmes, son goûtextravagant pour les chevaux ( il en eut jusqu’à 16à la fois ) ne pouvaient amortir celte fougue dejeunesse. Il lui fallait un sentiment plus fort pourremplir son âme; il trouva ce qu’il cherchait dansl’amour de la gloire, dans ses travaux littéraires etdans sa liaison avec la duchesse d’Albani, femmedu dernier prétendant, qu’il épousa dès qu’elle futdevenue veuve.

j. Il avait cela en commun avec tous les grands génies àcommencer depuis Homère. Le Dante, l’Arioste , le Tasse,Pétrarque , Cervantes, Rousseau , Byron , sont les exemplesles plus marquons qui viennent à l’appui de cette obser-vation.