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Second volume.
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Il est bien peu d’auteurs qui aient envisagé lanoble profession des lettres d’un point de vue aussiélevé, et aient fait aux muses de plus grands sacri-fices. Celui-ci quitta sa famille, sa patrie, aban-donna une fortune considérable et une perspectivebrillante pour se vouer tout entier à leur culte. Ilvoulait penser et écrire en liberté, ce qui ne luieût pas été possible en restant en Piémont. Lescours lui étaient odieuses, et pourtant son noml’eût appelé à y occuper une position élevée, pourpeu qu’il eût consenti à s’y prêter. « Né d’une fa-mille noble, dit-il au début de sa Biographie, jementionne cette circonstance parce qu’elle m’aservi, dans la suite, à pouvoir dédaigner la no-blesse , en elle-même et en dévoiler les ridicules ,les abus et les vices, sans encourir le reproched’être mu par une basse jalousie. Elle m’a été, enoutre, fort utile, par son heureuse influence, pourm’aider à éviter tout ce qui eût pu, le moins dumonde, avilir la dignité de l’art que je professe. »Il a su l’honorer par l’indépendance élevée de son ca-ractère qui, à l’époque où il a vécu, formait uneexception rare parmi ses compatriotes. Bien que ré-publicain, par principes et par sentiment, il euthorreur des excès de notre révolution qui profanale nom sacré de la liberté. L’âme pure et tout an-