tique de Fauteur de Virginie , abhorrait ce qu’ilappelait cette tyrannie militaire et avocatesque , etil comparait, dans son indignation, nos redou-tables armées, mises en mouvement par le mépri-sable pouvoir du directoire , à un tigre ( il eût ditplus justement un lion ) conduit par un lapin *.
En voilà bien long sur Alfieri , je sens que je mesuis laissé trop aller au plaisir de parler d’un demes auteurs de prédilection, et je me hâte d’ajou-ter, pour trouver grâce aux yeux de ces voyageursbons vivans qui préfèrent un verre de vin généreuxaux plus belles tirades tragiques, qu’Asti est enoutre renommé pour ses vignobles, les meilleursdu Piémont* En ce pays on voit figurer, en grosseslettres, sur la porte des cabarets, ilvino d’Asti ,affiches sans doute aussi créditables que celles qui,sur l’entrée de nos guinguettes, promettent du
i. Tout nous révèle que notre révolution, que nous avonsimportée dens ce pays-ci, y a été beaucoup moius populairequ’on s’cst efforcé de le faire croire dans le temps, et qu’onl’a répété depuis. Je vais citer, pour le prouver, une autoritéqui n’est pas suspecte. J’ai été conduit à conclure ce traité« (de Campo-Formio) par diverses raisons puissantes....a et enfin par la nullité des Italiens; je n’en ai, en tout,« avec moi, que i5oo qui sont le rarnas.-is des polissons desu grandes villes.» (Correspondance du géuéiul Bonaparte
II. ti