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pouvoir absolu; il leur semblait impossible qu’unhomme vraiment religieux ne fût pas un desleurs. Pellico n’a pu les désabuser, tant pis poureux! C’est un capucin, disent les premiers; tantmieux pour les capucins! En France , au reste,on a été pins équitable envers lui, et parmi les or-ganes des diverses opinions aucun n’a révoqué endoute sa sincérité. On s’est rappelé ce mot d’unauteur judicieux : « Il y a, dans un libéral espa-gnol, de quoi faire deux de nos dévots Français .
J’aurais voulu voir cet homme si fortementtrempé, qui a pu résister à tant de souffrances,au milieu desquelles son àmes’esl épurée en mêmetemps que son talent a grandi. Je n’avais, pourme présenter à lui, d’autres titres que mon ad-miration pour son génie et la haute estime quem’inspirait son caractère; mais ce qu’on m’avaitdit de ses manières simples et bienveillantes merassurait sur ma démarche peut-être indiscrète :à mon grand regret, je ne le trouvai pas. Un demes amis, le comte d’A"', qui a eu l’occasion dele voir plusieurs fois dans l’intimité, m'a donné,sur lui, les détails suivans : Il est petit, grêle , etporte, sur ses traits amaigris, les traces de seslongues et atroces souffrances. Ses yeux , pleins devie , sont d’une beauté et d’une expression remar-