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Second volume.
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les maisons de jeu sont les deux plaies les plushonteuses du corps social, et il est scandaleux devoir la cupidité des gouverneinens , exploiterainsi, en l’encourageant, la cupidité des particu-liers et s’enrichir de leurs dépouilles. Dans untemps, et surtout dans un pays où l’on affecte deproclamer hautement le retour aux principes, ilserait à propos que les hommes, placés à la tètedes affaires, songeassent enfin à réconcilier la mo-rale avec l’art de gouverner , et s’occupassent à ré-générer la société au lieu de chercher à s’appuyersur ses vices. Je rappellerai ici, pour les piquerd’honneur, que la Convention avait aboli la lote-rie comme immorale.

Nombre de gens parlent de l’ancien régimesans l’avoir vu ; s’ils veulent s’en former une idée,ils n’ont qu’à venir observer ce qui se passe dansce pays, où les choses ont été remises précisémentsur le pied où elles étaient l’année d’avant la ré-volution. On raconte, à ce sujet, que Victor-Em-manuel reprenant possession de ses états, en 1814,se trouva, au début, fort empêché, ne sachanttrop ce qu’il lui fallait rétablir de l’ancien ordrede choses, et conserver de l’ordre nouveau. Il con-sulta un vieux courtisan en qui il avait confiance,et celui-ci lui conseilla, pour sortir d’embarras,