de prendre tout bonnement l'almanach de la cour,publié dans l’année de l’invasion française et derenouer la chaîne des temps en le faisant réimpri-mer tel qu’il était avec le millésime de 1814. Leconseil parut bon et fut suivi. Charges de cour,privilèges, abus, tout fut restauré avec palma-verde ', hormis les impôts qui restèrent ce qu’ilsétaient sous la ruineuse domination de l’empire.On rejoignit, tant bien que mal, les débris du vieilédifice , et l’Autriche fournit les étais.
Les grades de l’armée, les postes importans del’administration et de la magistrature, sont, ainsiquelespluséminentesdignitésecclésiastiques, le partagepresque exclusif de la noblesse. Cependant, au main-tien seul des prêtres qu’on rencontre dans les rues,on reconnaît que le clergé tient, concurremmentavec elle, le haut du pavé, et jouit d’une grande in-fluence politique. Le trône s’appuie sur l’autel, etl’on peut dire, eu égard à l’esprit des populationsen général religieuses, que cet appui n’est pasaussi illusoire ici qu’il l’a été ailleurs. 11 règne,dans la classe nombreuse des non-privilégiés, unvague mécontentement, cela est hors de doutejmais ce mécontentement ne va pas jusqu’à la ré-
i. Nom de cet almanach.