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Second volume.
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France , et sa prédilection marquée pour le cabi-net devienne. Mais il faut être juste, même enversles rois absolus ; or , je le demande en conscience ,celui-ci peut-il, dans l’intérêt de sa conservation,agir autrement qu’il ne le fait, et renoncer à laprotection efficace de l’Autriche , pour recherchernotre alliance, dangereuse pour lui en ce qu’elleouvrirait brusquement la digue au torrent desidées françaises , dont il est impossible de calculerles premiers effets sur des populations non encorepréparées à la liberté? En admettant même queCharles-Albert y fût porté par son penchant, etfût disposé à mettre lui-même, de bonne grâce,des bornes à son autorité, ne lui faudrait-il pasune prudence et une fermeté plus qu’humainespour savoir faire à temps les concessions utiles etéviter d’être entraîné aux concessions fatales? Dansl'accomplissement de son œuvre, il rencontrerait,en outre, une vive opposition de la part de la no-blesse et du clergé, car on sait aujourd’hui que lepouvoir absolu des rois n’est illimité qu’autantqu’il ne s’attaque pas aux intérêts des classes pri-vilégiées. Que si même, à force d’habileté, ce princeparvenait à conjurer ces périls et à vaincre ces ré-sistances, pense-t-on que l’Autriche verrait tran-quillement des institutions libérales s'établir à sa