tère primitif, et l’empreinte de la médaille n’apoint encore été usée par le frottement. Ces peu-plades alpestres ont dû, à leur énergie à demi-sauvage , une supériorité marquée sur leurs voi-sines du Bas-Valais auxquelles elles ont aidé à se-couer le joug de la Savoie ; et ce sont elles qui ontpris le plus de part aux luttes glorieuses qui ontassuré l’indépendance du pays. Commandés parPierre de Raron, ces montagnards intrépides bat-tirent près deVisp, en i388, le comte de Savoie venu, pour les réduire, à la tête de huit millehommes; quinze cents Savoyards périrent au pas-sage du Rhône . En 1 ^ 7 $, la victoire de la Plataacheva de consolider l’œuvre de leur affranchisse-ment. Aidés de leurs nouveaux alliés de Berne etde Soleure, les Valaisans défirent et taillèrent enpièces une armée de douze mille hommes compo-sée de Savoyards et de Vaudois; trois cents cheva-liers y furent tués. La maison de Savoie, à daterde cette époque, ne renouvela plus de tentativesinutiles. Il est à remarquer que quelques-unes desfamilles historiques du Haut-Valais, entr’autrescelle des seigneurs de Thurn et de Gestelenburg ,sont, d’après Jean de Muller, d’origine française.
La nature du gouvernement du Valais est démo-cratique, et les treize dixains, ou petites répu-