bliques fédératives, dont l’agrégation forme le can-ton, concourent, en nommant chacun un nombreégal de députés, à la direction des affaires pu-bliques. L’évêque de Sion n’a conservé, de son an-cienne suprématie, qui n’a jamais tourné au détri-ment des libertés du peuple, que le droit de nom-mer quatre membres du conseil. La somme totaledes revenus du canton se monte à cent cinquantemille francs environ, résultant du produit du mo-nopole établi sur le sel et le tabac, ainsi que despéages, des droits de patente, d’entrée et de tran-sit. Il n’existe point d’impôt foncier. Les dépensess’élèvent à peu près à cent vingt mille francs pourles frais d’administration. Le premier magistratdu pays reçoit cent dix louis, et les autres sontrétribués dans cette même proportion. C’est assu-rément là un gouvernement à bon marché, et iln’y a pas de maison de gros banquier à Paris dontl’entretien ne coûte davantage.
La langue française et la langue allemande sedisputent depuis long-temps le droit de dominerofficiellement dans cette partie du pays. Tant quedes évêques, sortis de familles savoyardes, occu-pèrent le siège épiscopal de Sion , et y exercèrent,comme baillis de l’empire, une grande influence ,le français y fut exclusivement en usage, mais, à