dater de Jost de Sillinen, premier évêque d’ori*gine valaisanne, l’allemand domina jusqu’à l’é-poque de l’incorporation du Valais à l’empire ,dont il fît partie sous le nom de département duSimplon. Aujourd’hui l’allemand , réintégré dansses droits, est redevenu la langue la plus généra-lement usitée, et celle qui sert pour les actes pu-blics; elle n’est pourtant pas comprise au-delà deSion , et cette singularité est une preuve de plusde l’ancienne prééminence de la population de raceallemande sur la race bourguignonne qui habitele Bas-Valais .
Plusieurs voyageurs ont parlé de cet antique etbizarre usage de la Mazza qui, entre les mains desmeneurs d’un peuple mobile et irritable, devintfréquemment jadis un moyen de proscription, au-quel les personnages les plus puissans du pays nepouvaient pas toujours échapper. On apportait,en grande pompe, devant la maison du citoyendont on désirait se défaire par l’exil, un pieu dontl’extrémité figurait une tète grossièrement sculp-tée. Ln orateur faisait alors subir, à ce personnageallégorique destiné à représenter le peuple oppri-mé , un interrogatoire en forme : « Mazza, pour-quoi es-tu triste? pourquoi viens-tu ici? » LaMazza ne disait mot; l’orateur poursuivait : « C’est