Band 
Second volume.
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213
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toire, l’ordre d’appuyer le mouvement, et le pre-mier drapeau tricolore fut arboré à Montreux . Ons’abuserait, au reste, étrangement si l’on se figu-rait que la révolution, qui s’opéra dans ce pays ,ressemblât à la nôtre. Aucun excès n’en marqua lecours; les habitans ne demandaient qu’une chose :c’était d’être mis sur le pied d’égalité à l’égard dela population du canton de Berne ; cette égalitéqu’on ne voulut pas leur accorder , ils l’ont prise,et, sans ce refus impolitique, ils n’auraient jamaissongé à la séparation. Dans le moment de la crise,ils se sont comportés généralement avec une mo-dération digne d’éloges qui rappelle le caractèrede l’ancienne révolution suisse . Les personnes etles propriétés ont été respectées ; on s’est contentéd’expulser les baillis, et le nouveau canton a achetéson entière libération, en se reconnaissant débi-teur de Berne , pour une somme de deux millions,dont une portion fut assignée au rachat des dîmeset droits féodaux, de ceux de lods et ventes, etc.

Il est à remarquer que la noblesse du pays, quifut contraire au changement de domination dei536, le fut également à la séparation de 98 , et se

ton de Vaud a dû cle voir, en 1814, l’influence toute puis-sante de l’autocrate paralyser les tentatives de restaurationdu canton de Berne .

il. *4