des larmes. Cetle femme, qui laisse tomber machi-nalement son bras sur le cou de l’enfant qu’elle nevoit pas, absorbée qu’elle est dans la contempla-tion d’une perte accablante , irréparable, cettefemme ne peut être qu’une mère : noluit conso-lariü voilà pour la pensée ; quant à l’exécution , àla partie du métier, elle ne laisse rien à désirer;les chairs, les extrémités , la couleur, tout est con-sciencieusement étudié, et dénote l’œuvre d’unescience profonde et d’une patiente intelligence.Pour le fini des détails, la délicatesse delà touche,ce tableau ne le cède en rien aux meilleures pro-ductions de l’école de Lyon. Le peintre a soigneu-sement écarté tout ce qui eût pu distraire l’œil etl’attention; on ne voit, avec les deux figures,qu’un coin d’un ciel d’automne, une petite partiedu cimetière, et les contreforts mousseux et dé-gradés d’une église de campagne. Enfin, cetle com-position, simple, naïve, profondément sentie etpathétique au plus haut degré, est du petit nom-bre de celles qui vous vont à l’âme et vous sai-sissent presque à l’égal d’une réalité déchirante.Mais le chef-d’œuvre du peintre est encore, àmon sens, le portrait qu’il a fait de M. Simond,dont il était l’ami; fasciné par la toute-puissantemagie de l’art, l’observateur, devant cette toile,
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