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Second volume.
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calotte de neige, forment comme la cour du mo-narque des Alpes . Les rives du lac semblent pas-ser rapidement devant nous, mais bien que nousmarchions à raison de trois lieues à l’heure , nousavons tout le temps d’en admirer les beautésà notre aise. La somptueuse villa Barloloni et sonpromontoire ombragé de sapins, les coteaux dePrégny, que couronne l’élégante habitation deM. S*” , ceux de Cologny qu’habita Byron, toutesces campagnes , si différentes d’aspect, entouréesde pelouses , ou ombragées de massifs , viennent ytour-à-tour , défiler sous nos yeux, pour se perdrebientôt dans le lointain ; la chaîne uniforme etaride du Jura leur sert de fond et fait ressortir lafraîcheur de la végétation qui les encadre. Cettepartie du lac est éminemment riante et gracieuse ,quoique la rive savoyarde n’égale pas l’autre envariété ni en intérêt; elle est beaucoup moins vi-vante et offre des lignes moins ondulées. En pas-sant devant Nyon , où des bateletsnous attendent,la machine s’arrête, et le mouvement du bateaudevenu plus lent, facilite l’opération du transbor-dement, tant pour les voyageurs qui nous quittent,que pour ceux qui nous arrivent. Le Léman re-prend son essor, gagne un peu au large, elle timo-nier met le cap sur la petite ville de Holle, où nous