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Second volume.
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de son caractère, ainsi qu’à son parfait désinté-ressement.

Il est à remarquer qu’après la mort de ces deuxhommes célèbres, la vénérable classe essaya vai-nement de se saisir de leur héritage, et de se sub-stituer à eux dans la haute direction des affaires dela république. Mais les bourgeois, jaloux de leurindépendance, ne se sentirent pas d’humeur àsouffrir ces prétentions; ils n’avaient pas entendufonder une théocratie, et, en toute occasion, legouvernement restreignit sévèrement, dans leursattributions, purement religieuses, ceux des mi-nistres qui tentèrent de les outrepasser. « Ces es-prits frétillans », comme les qualifiait de Bèze,renouvelèrent leurs tentatives pendant assez long-temps encore, mais toujours sans succès, et il n’ya peut-être pas de pays où l’Eglise soit plus com-plètement séparée de l’Etat, qu’elle ne l’a été et nel’est encore à Genève .

Il ne parait pas, au reste, que la réforme aitporté de grands fruits, sous le rapport de l’amé-lioration des mœurs et de la diffusion des lumiè-res. J’en vois la preuve dans les sévères remon-trances, adressées continuellement au magistrat,par la vénérable classe, et dans les exemples sé-vères qu’on croit devoir faire fréquemment in ter-