et de ces neiges amoncelées, formant comme l’im-posante colonnade de ce palais de l’hiver. Ils con-tribuent beaucoup à l’effet de la mer de glace , etce sont eux qui donnent ce caractère grandiose àla vue générale du Montanvert, tant par leursgigantesques proportions , que par la hardiesse deleurs formes.
J’ai pris, pour descendre, le sentier très diffi-cile de la Félia, qui n’est autre chose qu’un couloird’avalanches, dangereux seulement au printemps.Il aboutit à la source de l’Arveyron, qu’on signalecomme curieuse. Malheureusement la voûte deglace, de dessous laquelle débouche le torrent,s’était écroulée depuis peu de jours, et je n’en aitrouvé que les débris à demi-fondus. Il y a des tempsoù, en s’évidant, elle s’élève et s’élargit de ma-nière à former un ceintre imposant par ses dimen-sions. Mais le moment où elle mérite surtout d’êtrevue, est celui où elle menace ruine. Je partage, aureste, tout-à-fait l’opinion de M. de Chateau-briand, sur le peu d’effet et la saleté du Glacier-des-bois, qui, selon lui, a l’air d’une carrière deplâtre. « Les neiges mêlées à la poussière du gra-nit m’ont paru, ajoute-t-il, semblables à de lacendre, et les couches de glace appuyées sur leroc ressemblent à de gros vérres à bouteille. «
II.
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