Anglo-Indien , avec lequel j’étais venu de Sal-lenches, et qui, peu habitué aux courses de mon-tagnes , était tellement sujet aux vertiges, et avaitle pied si peu sûr , qu’en descendant de la cascadede Chède, j’avais dû lui offrir mon bras. Je luidemandai comment il s’était tiré de la course de lamer de glace. « Oh ! la mer de glace, me répondit-« il, je l’ai vue avec un grand plaisir et sans me« donner beaucoup de la peine. » Je pensai qu’ils’y était fait porter, mais il me détrompa, en medisant qu’il l’avait vue dans la maison voisine ,sur un plan en relief parfaitement exact. Ceci n’estpoint un conte; foi de voyageur!
Après le dîner , je suis allé visiter aussi ce cabi-net de curiosités , et j’ai eu grand plaisir à y voirdeux chamois vivans qui avaient un petit, conçuet né en étal de captivité. La femelle et son faon,extrêmement familiers, mangeaient dans la main,mais le mâle, qui avait été pris déjà grand , ne selaissait pas approcher. Dans le grenier qui leurservait de demeure , on avait fixé, à la hauteur desept ou huit pieds, des planches superposées enétages, et cet animal s’y élançait d’un seul bond ,passant de l’une à l’autre avec une agilité prodi-gieuse. Il retombait d’aplomb, les quatre piedsréunis, sur un étroit espace, et restait là, ferme