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éprouvait une sorte de vertige qui n’était pas sanscharme
Je restai là deux heures, confortablement assissur quelques touffes de gazon, et y prenant unléger repas, dans lequel nous bûmes à la glace.Mon guide ne me pressait point de descendre; iltenait à l’honneur de me faire voir, à découvert,cette dernière cime qu’il m’annonçait devoir nousapparaître à chaque instant, mais l’obstination dunuage susdit lassa enfin la sienne, et nous quit-tâmes, à mon grand regret, notre station aérienne,pour redescendre sur la terre. Du Brevent onpeut, sans repasser par Chamouny, atteindre lesommet du Buet, et aller coucher à Valorsnie ;mais c’est .une course terrible qui demande uneforce herculéenne , et que jamais les guides nevous proposent les premiers. Cependant M. H”"de R...t, de Neuchâtel , dont j’ai eu l’occasionde mettre à l’épreuve l’obligeance et le jarret infa-tigable , a effectué les deux ascensions dans la
i. Voici de beaux vers de Bvron ; on croirait qu’il les afaits sur le Brevent :
« Soaring Snow-clad , through ihy native skv ,n In the wild pomp of mountain majesty,a Igaze béneath thy cloudy canopy,et In silent joy lo lhink j gaze on thcc. »