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Second volume.
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même journée. Il marcha presque constamment ,sur ces pentes rapides, depuis sept heures du ma-tin jusqu’à dix heures du soir.

Il est vrai qu’en descendant on va plus vite etavec moins de peine, on se laisse glisser sur laneige; mais la première épreuve que je fis de cettemanière d’aller, faillit ne me pas réussir. Que monlecteur se rassure! Je courais risque seulement dem’enfoncer une côte ou deux, ou bien de me foulerun membre; il n’y avait point ici de précipice quiouvrit, pour m’engloutir ses incommensurablesprofondeurs ; mais deux petits rochers à fleur deterre m’attendaient, au bas d’une glissade d’unesoixantaine de pieds, sur laquelle je descendaisbien plus vite que je n’aurais voulu. J’en fis, enpassant, l’observation au guide, homme vigou-reux et d’un grand sang-froid ; il in’empoigna àtemps, m’arrêta, mais, ébranlé lui-même par lecontre-coup, il tomba par dessus moi, fit deux outrois tours sur lui-même, et réussit pourtant à seretenir. La leçon me profita ; je ne tentai plus cetteméthode expéditive, que là où lui-même m’endonna l’exemple. C’est un plaisir que de descendrede la sorte; je m’asseyais sur la trace que monhomme avait faite, et me laissais aller; mais dèsque je m’apercevais que j’allais trop vite, je m’é-