l’esprit d’avoir peur. Ce danger est terrible; soü-vent il suffit d’une pierre grosse comme les deuxpoings, qui descend de ces hautes sommités, pourtuer un homme. Dans sa prodigieuse vélocité, ellevous emporterait la tête ainsi qu’un boulet, et ilest toujours difficile de l’éviter, en raison de sesricochets, clorit la direction change «à chaquenouveau bond. Les gros rochers sont, de beaucoup,les plus dangereux, non-seulement à cause de leurvolume, mais parce qu’ils entraînent une grêle depierres à laquelle il devient presque impossibled’échappen
C’est pourtant le chantre Bourrit qui, avec sonstyle boursoufïlé, et les transports de son admi-ration trop souvent niaise ou extravagante, a leplus puissamment contribué à mettre à la mode leMont-Blanc et la vallée de Chamouny découverte,il y a une soixantaine d’années, par deux voya-geurs anglais , MM. Pococke et Windham qui, lespremiers, osèrent s’y aventurer armés jusqu’auxdents. Leur entrevue avec les naturels du paysrappelle , aux grains de verre près, la manièredont s’établirent les premiers rapports, entreCook et les insulaires de la mer du Sud. Ces visi-teurs inspirèrent, aux habitans, par leur appareilguerrier, la crainte et la méfiance qu’ils éprou-II. ao