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Second volume.
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vaient eux-mêmes; le curé s’avança vers euxcomme parlementaire , et les rassura, en leur of-frant, en bon français , de venir déjeûner à lacure. Plus tard, le célèbre de Saussure fit, de cettevallée, le théâtre de ses explorations géologiques,mais ses travaux, et l’ouvrage qu’il publia, n’in-téressaient guère que les savans, et ne furent con-nus que d’eux. Il fallait un descripteur, un hommeà phrases, et la Providence, qui veillait sur cesmontagnards, leur envoya Bourrit. Sou nom estici en vénération, et les aubergistes, dont il a étéle bienfaiteur, se faisaient un honneur et un de-voir de lui prouver leur reconnaissance, en l’hé-bergeant, pour ainsi dire , gratis , pendant les sé-jours qu’il venait faire tous les ans dans cettevallée, dont il était le cicerone en chef. Lorsqu’ilarrivait des voyageurs de grande distinction, oudes personnes qui lui étaient recommandées, ils’empressait de leur en faire les honneurs, avec unair d’importance amusant; on eût dit que la val-lée de Chamouny et le Mont-Blanc étaient sa pro-priété. Il accompagnait les étrangers partout, et,ayant fait une étude approfondie de l’art de bienvoir, il les dirigeait dans leurs plaisirs, avec uneobligeance quelquefois tyrannique. En allant auMontanvert, par exemple, il imposait tout à coup