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Second volume.
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mort. Mais « la fortune, toujours du parti desgrands crimes, » favorisa le meurtrier : il mitdans ses intérêts la ville de Berne , dont il obtintla bourgeoisie, à la condition que, s’il mouraitsans enfans, la seigneurie de Thoune serait dévolueà la république naissante. Moyennant cet arran-gement, il put jouir en paix, sa vie durant, dufruit de son crime. Il n’eut pas d’héritiers, et lesBernois ne tardèrent pas à recueillir le prix dumarché. On se montrait alors peu scrupuleux surles moyens de s’arrondir, et tout prouve que lapolitique des intérêts n’est pas chose nouvelle.

Pendant la traversée, je m’amusai à faire causermes bateliers. L’un d’eux, vieillard sensé, en meparlant de l’excellente route nouvellement ouvertedans le Simmenthal, me dit, entre autres choses :« Oh ! si nos gracieux seigneurs du petit-conseil« avaient employé autrefois l’argent du canton à« un pareil usage, ils auraient fait deux bonnes« choses d’un coup : le pays en vaudrait mieux« aujourd’hui, et puis nous n’aurions pas eu les« Français sur les bras; car c’est tout cet argentk amassé depuis tant d’années , dans leurs grands« coffres de Berne , qui nous a attiré l’ennemi dans« le pays. Il a pillé ce trésor qui ne nous servait<( à rien , et puis le paysan a été, par dessus le