part pour lnlerlaken. Il n’y a guère (jue les no-vices, en effet, qui s’arrêtent à linterseen, villagetriste et noir, dont l’auberge serait pourtant ad-mirablement située, si ce n’était ce rane de ba-raques enfumées qui s’interpose entre elle et laJungfrau . Mais nous avons soif de verdure etd’ombrages, nous autres amateurs, et les magni-fiques noyers d’Interlaken , ses pelouses veloutéeset scs pensions comfortables nous appellent. Apeine avons-nous franchi le pont et tourné l’anglede la rue mal pavée d’Aarmuhle, que nous rou-lons rapidement et sans cahots dans cette belle,cette incomparable allée, que bordent des noyersséculaires, entre lesquels resplendissent, éblouis-santes, les neiges de la Jungfrau , et dont les im-menses coupoles nous enveloppent de fraîcheuret d’ombre; des chars s’y croisent en tous sens;des voyageurs arrivent, repartent; de nombreuxpromeneurs, des fashionables des deux sexes, enélégant négligé, flânent sur les côtés de la route ,cherchant à distinguer, parmi les nouveaux venus,des ligures de connaissance. Nous passons devantdes maisons d’une propreté recherchée, à plusieursétages, et dont chacune a sa galerie vitrée, sesfleurs, ses bancs placés près de la porte; ce sontles diverses pensions. Par les fenêtres entr’ouvertes
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