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Second volume.
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précipita, la tête la première, dans la chute deSchafhouse. Cette anecdote, dont j’avais douté,me sembla fort croyable, lorsque j’eus fait saconnaissance. Malgré son âge avancé ( il avaitalors près de 80 ans), il était toujours l’un des ado-rateurs les plus passionnés de la Jungfrau , devantlaquelle il venait, tous les ans, passer ici deuxmois en contemplation. Il a chanté, avec succès,dans un poème intitulé la Parthenëide , ce sévèreobjet de ses amours pudiques , et a fait preuve, encette occasion, d’une imagination féconde, ingé-nieuse, ainsi que d’un talent descriptif très remar-quable. II suppose, dans son poème, que deuxamans, ayant pour guide l’amour, auquel rienn’est impossible , tentent d’escalader la cime de laJungfrau , d’où s’efforcent de les repousser les dieuxde l’Olympe, indignés d’un tel excès d’audace.Parmi ceux-ci, le poète a introduit un nouveaudieu de son invention , le dieu du vertige, dont iltrace le portrait d'une manière fort heureuse.Cette fiction a quelque chose d’ingénieux, maispeut-être eût-on pu chicaner l’auteur sur le rôlequ’il fait jouer à ce dieu intrus, qui m’a l’air dedevoir être toujours du parti de l’amour.

L’étranger ne se doute guère, en contemplantcette ravissante contrée, celte terre fertile, revê-