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Second volume.
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deux frères l'un contre l’autre ; l’un d eux suc-comba dans cette lutte impie, et le meurtrier,chassé du pays, mourut sur une terre étrangère.C’est une idée que je n’approuve pas que celled’aller exhumer de pareils faits pour les livrer à lacuriosité des voyageurs. En général, je trouveque les Suisses spéculent trop sur les souvenirs etles beautés qu’offre leur pays, et ce concoursde curieux qui affluent chez eux me semble avoirété, jusqu’ici, plus à l’avantage de leur bourse quede leur caractère national. La saison des voyagesest, à dire vrai, un temps de récolte pour les ha-bitans qui n’en ont guère d’un autre genre, et ilest, après tout, naturel qu’ils s’efforcent d’en ti-rer le plus de parti possible. « La saison est assez« bonne; les étrangers ont passablement donné« cette année ; l’ouvrage ne va pas mal. » Voilà cequ’on entend dire ici partout. La plus grandepartie de l’argent que dépensent les étrangersreste, à la vérité, aux aubergistes, aux voiturierset aux guides; mais il en arrive toujours quelquechose, par ricochet, entre les mains du pauvre.Le voyageur semble une proie qui entre dans ledomaine public; il voit déboucher, de tous lescoins, grands et petits qui le guettent au passageet l’assaillent armés d’une assiette pleine de poires