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Second volume.
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vertes ou de méchantes prunes, ou bien encore depetits cristaux et d’autres spécimen curieux durègne minéral. Ailleurs, c’est l’irrésistible verre delait frais oul’appétissant bouquet de fraises. J’aimeà croire, au reste, en dépit de la calomnie, queces jeunes filles se bornent à vendre leurs fraisesseulement. Dans des hameaux, j’ai vu des enfansqui, se trouvant pris par nous au dépourvu, etn’ayant rien à offrir, cueillaient, à la hâte, unefleur sur leur fenêtre et nous poursuivaient dansl’espoir de l’échanger avec avantage contre unbaiz. C’est un singulier pays ! on ne peut y voya-ger sans avoir constamment une main dans sapoche et l’autre à son chapeau.

Le chemin qui s’élève, par une pente douce,en suivant le cours impétueux de la Lutschine-Blanche , est excellent. Il a été réparé en entierdans l’année qui vient de s’écouler. En i83i, ilfut emporté en diverses parties, par les inonda-tions qui alors désolèrent l'Oberland ; j’en vis lesravages encore tout récens, quelques sertiainesseulement après qu’ils avaient eu lieu, et ce n’estqu’en traversant ces blocs de rocher confusémentaccumulés, ces ponts à demi-rompus, en voyantces chemins minés, ces habitations renversées, cesvastes espaces couverts d’un gravier stérilisant que