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Second volume.
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je pus ine faire une idée exacte de l’irrésistible vio-lence de ces lorrens des montagnes, alors qu’ilssont grossis par des pluies extraordinaires ou pro-longées. C’est surtout sur cette route-ci que leurseffets destructeurs m’ont le plus vivement frappé.

Avant de pénétrer dans la vallée de Lauter-brounne, on passe au pied d’un rocher immense,appelé le Hunnen jlue ( rocher des Huns ) , nomqui lui vient, dit-on , de l’invasion de ces hordesbarbares. Il est coupé absolument à pic, et se com-pose d’une multitude de couches minces, super-posées horizontalement, avec une si parfaite régu-larité, que, de loin, on croit y voir un ouvrageeievé par la main des géans. Je ne prétends pointcontester, à ce rocher, son étymologie respec-table; on retrouve, en effet, en Suisse , plusieurstraces du passage des Huns. Muller dit, à ce sujet,que, dans les traditions de sa patrie, tous les ra-vages sont attribués à Attila , toutes les vieillestours à César, et toutes les institutions religieusesà Charlemagne .

Ce n’est que lorsqu’on est arrivé à la hauteur del’auberge, qu’on aperçoit la chute du Staublachruisseau de poussière); j’y ai couru tout d’abord.C’est bien, en fait de cascade, tout ce que l’onpeut rêver de plus gracieux, à la fois, et de moins