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Les auteurs ont écîit de fort belles choses sui-le cor des Alpes ; Byrou lui-même eu parleen termes 1res honorables. Quant à moi, dus-se-je passer pour le moins romantique desvoyageurs, je me vois forcé d’avouer que mesoreilles ont été cruellement offensées de ses sonsrauques et discordans. Peut-être cette sorte d’ins-trument demande-t-elle à être entendue d’unedemi-lieue; il serait possible alors que je l’écou-tasse avec plaisir , pour peu que l’imagination meparalysât le tympan. Mais, de près, il me seraitimpossible de me livrer aux vagues rêveries d’u-sage, en prêtant l’oreille à des intonations aussiscandaleusement fausses. Deux cors des Alpes m’ont régalé, je ne sais plus où, d’une espèce detyrolienne en parties; je ne saurais encore in’em-pècher de rire et de frisonner, en v songeant ; oneût dit un duo entre un taureau passionné et unevache sensible. Quant aux lintemens de la clo-chette des troupeaux, c’est tout une autre chose.Je trouve que rien ne convient mieux, à cette na-ture alpestre et à ces contrées solitaires, ce sonmélodieux ayant quelque chose de mélancoliqueet de doux qui est tout-à-fait en harmonie avecles émotions qu’inspire l’aspect des montagnes.
A quelques vingts pas , nous vîmes apparaître ,