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il loucha, une troisième fois , la terre de son dos.Alors les applaudissemens, les bru vans hourrasdes gens du Hasli proclamèrent sa défaite et letriomphe définitif de leur jeune champion.
Ce spectacle qui attache et émeut vivement,me frappa surtout, par ce qu’il offrait d’honorablepour le caractère de ces paysans suisses. Dans unepareille lutte, où l’amour-propre était si forte-ment en jeu, on n’apercevait rien qui indiquâtcette animosité, où cet esprit de rancune qu’ilserait si naturel d’y supposer. Ces hommes simplestriomphaient sans arrogance, de même qu’ils screconnaissaient vaincus sans honte, et il était aiséde voir que la poignée de main qu’ils se don-naient, en commençant, n’était pas purementune chose de forme ; ils auraient pu se la donner,à la lin, tout aussi cordiale. On fit, selon l’usage,en faveur du vainqueur, une quête qui fut assezproductive, et qu’il se hâta d’aller partager avecson antagoniste.
En sortant de la verdoyante et gracieuse valléede Meyringhen , et après avoir franchi cette col-line rocheuse duKirchet, au travers de laquellel’Aar s’est forcé le passage, on trouve une petitevallée d’un aspect plus sévère, quoiqu’elle soitornée de beaux arbres, et offre un assez grand