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Second volume.
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403
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me parût de nature à attirer, à cette descente , samauvaise réputation. Le sentier coupait oblique-ment le revers d’une montagne fort escarpée, ilest vrai, mais tapissée d’un gazon fin et serré, surlequel je ne découvrais pas un seul rocher à pic,ni rien de ce qui épouvante l'imagination, dansl’idée qu’on se fait communément d’un précipice.Ceci pourtant en était bien un, et des plus dange-reux. Ayant jeté un regard sur cette pente si raide,fuyant sous mes pieds, et sur laquelle un faux pas,un éblouissement vous coûterait la vie, je meseipis troublé un instant; je n’y étais nullementpréparé. Heureusement que , fermant la marche,je n’avais plus à craindre que pour moi seul; jem’arrêtai quelques secondes, en détournant lesyeux, pour me remettre; puis, franchissant,d’un pas ferme et rapide, le court trajet qui merestait à parcourir, je me trouvai bientôt hors dudanger. A mon retour, ce fut avec plus de répu-gnance que je repassai par ce mauvais pas. J’avaisla conscience du péril, et m’étais convaincu que,si le pied venait à vous manquer, rien ne pouvaitvous sauver. Vous rouleriez infailliblement jus-qu’au Rhône sur ce tapis velouté, et sans autremal qiie d’arriver là-bas, à quelques milliers depieds , sullbqué par la vélocité toujoui's croissante