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Second volume.
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vais à retracer étaient tous différens, et mes des-criptions se ressemblent toutes plus ou moins; cesont toujours des rochers couronnés de verdure ,des cimes menaçantes, des eaux écumeuses, derians coteaux, etc., c’est bien aussi cela dans lanature, mais il s’y joint une foule de détails, denuances , d'effets fugitifs qui, pour ne pouvoir serendre, n’en sont pas moins réels. Ce sont eux quimodifient ces tableaux à l’infini, et y jettent cecharme de variété que je ne retrouve plus dansmes pages monotones. Il faudrait, pour bien sen-tir la Suisse , et la peindre avec succès, y arriveravec une âme toute neuve et un talent tout fait ,ce qui va rarement ensemble.

La tour qu’on voit s’élever à l’extrémité infé-rieure du lac de Brienlz est le dernier débris duchâteau de Rinkenberg, jadis habité par une fa-mille puissante qui a offert, à l’admiration del’époque chevaleresque , plusieurs preux dont lesnoms se sont conservés. Ce fut un membre decette famille qui ramassa le gant d’un comte, le-quel s’était porté accusateur de la ville de Berne,devant l’empereur d’Allemagne , et offrit de prou-ver, dans un combat à outrance, avec l’aide deDieu et de saint Béat, que ce chevalier déloyalen avait menti par sa gorge.