Band 
Second volume.
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421
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Je me suis contenté de me faire montrer deloin, en traversant le lac deïlioune,la cavernequi porte le nom du saint confesseur, et fut, dit-on, sa résidence. Les gens du pays la regardentaujourd’hui comme le quartier-général de ces es-prits souterrains, moitié diables et moitié gnomes,qui jouent un grand rôle dans leurs traditions su-perstitieuses. Un voyageur rapporte qu’étant allévisiter cette caverne , accompagné de quelquespaysans des environs, l’un d’eux lui assura qu’ellese prolongeait jusqu’au Tyrol ; mais un second ,remarquant, sur la figure de l’étranger, un sou-rire d’incrédulité, se hâta d’ajouter, en haussantles épaules : « Imbécille ! comment veux-tu que ça« aille si loin? ce monsieur sait bien que le trou« de Saint-Béat n’aboutit qu’au pied du Monl-Pi-« late, sur le lac de Lucerne . » Ces bonnes gensétaient, sans doute, du village de Merligen , dontles habitans jouissent ici de cette réputation queles mauvais plaisans de la Grèce avaient faitejadisaux honnêtes Béotiens, dont la race , d’après uningénieux écrivain, se serait aussi perpétuée àParis .

On remarque, dans les vallées de l’Oberland ,ainsi que dans toutes celles des Alpes , cettecroyance relative aux esprits follets, gnomes qui,II. 27