Band 
Second volume.
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tles jupons qui ne les vêtissent qu’à peine, et, àl’exiguité desquels, on pourrait ajouter le super-flu des manches , pour rétablir l’équilibre au pro-fit de la décence et du bon goût. Leurs corsets, aulieu de réhausser la nature , ou de la laisser tellequ’elle est, aplatissent, au contraire, de la façonla plus disgracieuse, ce qu’elle s’est plue à arron-dir. Quant aux énormes tresses postiches desFri-bourgeoises , elles ne peuvent faire illusion à per-sonne; vu qu’on s’embarrasse assez peu de lesassortir à la couleur des cheveux, auxquels ellesdoivent servir de supplément. Aussi arrive-t-ilque vous voyez une tète grisonnante , derrière la-quelle pend une épaisse chevelure de filasse d’unchâtain clair.

Les voyageurs qui s’étonneraient de trouver,dans cette ville républicaine, une rue des Gentils-hommes , devront se rappeller que Berne était,comme Venise et Gênes , une république toutaristocratique. Ce n’est pas, au reste , la seule dis-parate de ce genre qu’on rencontre en Suisse ; lepays abonde encore en emblèmes de son anciennedépendance, et, nulle part, je n’ai vu plus d’aiglesà deux tètes et plus de couronnes. J’ai remarqué àMeyringhen, entre autres, une enseigne concilia-trice, représentant l’ours de Berne debout, et ver-