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Second volume.
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sanl complaisamment à boire à l’aigle d’Autriche qui tient un verre entre ses serres. Ici l’on voit,sur une des nombreuses fontaines de la grandevue, un chevalier armé de toutes pièces, élevant labannière de la ville, tandis qu’un ourson, l’épée aucôté, lui sert d’écuyer et porte sa lance. L’ours afiguré de tous temps sur l’écusson de Berne ; mais,à l’occasion du siège meurtrier que les habitanseurent à soutenir, en 1288, contre Rodolphe deHabsbourg, qu’ils repoussèrent, la couleur blanchede l’écusson fut remplacée par la couleur rouge ,et l’ours national passa sur un champ d’or, pourrappeler à la fois, et le sang versé et la vidoirequi en avait été le prix. Berne est la ville aux ours;ce sont deux ours en granit, d’un assez bon travail,qui, du haut de la porte de Morat, saluent, avecun air agréable, le voyageur venant de Lausanne .C’est un ours qui monte la garde sur les fontainespubliques. L’heure vous est annoncée, à la grandehorloge, par une procession d’ours qui défilentdevant vous, dans des postures grotesques et avecdes accoutremens qui ne le sont pas moins. L’unesta cheval, la lance au poing, un autre jouant dufifre, un troisième cuirassé et le casque en tête.Les ours que vous voyez dans les fossés de la ville,y vivent de leurs rentes, au moyen d’une très an-