cienne fondation. Ce fut leur grand-père que lecommissaire français, Rapinat, env oya à Paris , enguise de trophée, après avoir mis, sur sa cage,l’inscription suivante : Vavoyer Steiger de Berne ;excellente plaisanterie, selon lui, contre cet hé-roïque vieillard qui avait dédaigné leur amnistieflétrissante.
Berne , république militaire, ainsi que Rome,a, d’après l’observation de Muller, étendu sa do-mination «à un degré respectable, en moins detemps que celle-ci. L’esprit belliqueux, inhérent àses institutions, s’y est conservé jusqu’à nos jours ,et cette ville a été qualifiée, jadis, de Sparte de laSuisse , de même que Zurich en fut surnomméel’ Athènes. A la fin du moyen-âge , l’infanterie ber-noise passait pour la meilleure de l’Europe , et n’a-vait rien de commun avec ces bandes d’héroïquespâtres que l’on voit figurer dans les guerres de laSuisse . Elle était armée de toutes pièces, parfaite-ment exercée, et soumise à une discipline sévère.La manière dont le gouvernement pourvoyait à ladéfense des places menacées, mérite d’être re-marquée. Dans chaque famille oùse trouvaient, soitun père et un fils , soit deux frères en état de por-ter les armes, le conseil ne désignait qu’un seul indi-vidu pour faire partie de la garnison, et s’assurait,