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Second volume.
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maire, car le canton comptait, sous le derniergouvernement, 65o écoles rurales dans un étatflorissant.

Il est aisé de s’expliquer pourquoi les étudesscientifiques et littéraires ont été si fort négligéesà Berne . Les fils de famille entraient, jadis, de fortbonne heure au service étranger, et les enfansdes bourgeois habiles aux emplois se hâtaient determiner un cours d’études imparfaites, pour com-mencer leur noviciat. Ceux d’entr’eux qui vou-laient approfondir quelque branche spéciale ,comme la médecine ou la jurisprudence, se ren-daient à une université étrangère. Les jeunes pa-triciens, revenus dans leurs foyers avec des pen-sions ou des retraites, se mariaient et remplissaient,dans les conseils ou dans l’administration, lesplaces laissées vides par la mort de leurs pareils.Le service militaire et le monopole des emploisétaient, pour ces familles aristocratiques, en géné-ral fort nombreuses, une ressource assurée. Il y enavait, comme on sait, un certain nombre quijouissaient exclusivement du droit d’avoir un ré-giment ' ; c’était pour elles, une fortune. Le pri-vilège des postes, et quelques autres du même

i. Elles portaient le nom de familles rcgimcntales.