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genre, en enrichissaient également plusieurs.Maintenant ces diverses sources de revenu sonttaries pour les patriciens bernois. Les voilà réduitsà végéter sur leurs terres, qui sont peu considé-rables, ou bien à se vouer au commerce, ou auxprofessions savantes. Quelques jeunes gens, appar-tenant à d’anciennes familles, ont déjà rompu laglace, et sont entrés dans le ministère du saintÉvangile, qui leur offre une existence honorable.Enfin, notre révolution de i83o et celle de Suisse ,qui en a été la conséquence, ont amené, pour lepatricial de Berne , un changement de positioncomplet, tant pour le présent que dans l’avenir.
Même avant cette époque de crise, la société deBerne , polie et de bon ton, offrait néanmoins peud’agrément et d’intérêt, à ce qu’on m’a assuré. Lecaractère national est froid, empesé et un peuhautain; ajoutez à cela que les jeunes gens appor-taient, dans le monde, ce vide résultat ordinairede la vie de garnison, tandis que les hommes âgésy laissaient percer les soucis et la préoccupation ,qui accompagnent toujours la gestion des affairespubliques. Ici les femmes sont mieux que leshommes; elles ont d’excellentes manières; souventde l’enjouement, de l’amabilité et de la grâce.Elles aiment beaucoup le spectacle et peuvent s’en