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Second volume.
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donner le plaisir sans être obligées de l’expier parle jeûne et par une réprimande, comme cela ar-riva à leurs grand’mères. Voltaire nous dit, eneffet, dans une de ses lettres : « On a joué Nanine« à Berne , mais, pour expier ce crime affreux, le« gouvernement a indiqué un jour de jeûne. ;>

Il est un fait digne de remarque, c’est la facilitéavec laquelle sont tombées, lors de la premièrerévolution, ces républiques aristocratiques, jus-que là si puissantes 1 . Leur organisation semblerendre impossible toute résistance efficace, et, aumoment du péril, l’élan manque dans les popu-lations , comme l’ensemble et l’énergie dans lesconseils. C’est ce que nous voyons à Berne , en1798. Sauf quelques faits d’armes glorieux, maisinutiles, ce ne sont qu’hésitations de la part dugouvernement, que demi-mesures prises par leschefs militaires qu’on laissait sans instructions,qu’indiscipliné et méfiance parmi les soldats. Lebrave d’Erlach , à la tète d’une armée de vingtmille hommes, reçoit les pleins-pouvoirs illimitéspour repousser l’invasion française; ils lui sontretirés avant qu’il en puisse faire usage. Le comitéde la guerre, siégeant à Berne , donne l’ordre

1. Venise , Gènes et Berne .